Arc de Triomphe, Paris

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L’Arc de Triomphe, la Peinture et la Lumière…

L’Arc de Triomphe, depuis sa création, s’est toujours appuyé sur le monde de la peinture et celui de la lumière. 
En voici quelques exemples: Le soir du 1er avril 1810, Napoléon et Marie-Louise franchissent, sous les acclamations des Parisiens, les fondations de l’Arc qui étincellent de lampions. Face à un Napoléon soucieux de voir son Arc dépasser à peine les fondations, l’architecte Jean François-Thérèse Chalgrin propose d’édifier sur les piliers en construction une charpente recouverte de toiles peintes représentant le monument achevé. Dans son atelier de la rue de Toumon, le peintre Louis Lafitte et ses compagnons mettent la dernière touche aux décorations et aux bas-reliefs peints en trompe-l’œil sur les toiles.

En 1832 l’architecte Guillaume Abel Blouet est appelé à terminer le monument. Il confie notamment au peintre Italien Cesare Carnevali la décoration de la salle voûtée.
Louis Philippe souhaite que le chantier de l’Arc soit un chantier ‘’social’’ afin de donner du travail à de nombreux sculpteurs. 
L’inauguration du monument est faite en catimini pour ne pas irriter certaines chancelleries étrangères, en célébrant des batailles dont elles sont sorties vaincues. Mais la presse et les Parisiens se consolent en voyant l’illumination de l’Arc qui étincelle sous le feu de mille becs de gaz, dans la nuit, tel un énorme diamant.

Les groupes sculptés mis en lumière . L’intensité chromatique proposée est à son maximum et peut-être réduite si nécessaire.

Le Triomphe de 1810 (Jean-Pierre Cortot) 

L’Empereur victorieux ! Napoléon est drapé en empereur romain. Il couvre de sa main droite ‘’protectrice’’ la citadelle conquise qui représente l’Autriche, suite à la bataille de Marengo en Italie qui lui a permis de refouler les troupes autrichiennes hors d’Italie.
A la droite de Napoléon, la femme assise avec sa tablette symbolise l’Histoire qui inscrit ce triomphe. Le soldat agenouillé pourrait faire penser à un soldat français à la vue du bonnet phrygien…
Mais il n’en n’est rien! Il s’agit en fait d’un soldat saxon monarchiste qui est recouvert du ‘’couvre-chef’’ républicain.

Le Départ des volontaires de 1792 ( François Rude)

Ce haut-relief représente le rassemblement de tous les Français, pour défendre la nation en partant au combat.
L'ensemble et la diversité du peuple français est mis en avant par la diversité des soldats partant au combat : révolutionnaires, bonapartistes et royalistes ; jeunes et moins jeunes. Au-dessus d'eux, la Victoire les guide, reconnaissable à ses ailes. Cette victoire fut vite considérée comme une allégorie de la Patrie. L'architecture générale mélange subtilement le style antique (la Victoire casquée et ailée portant l'Égide, les drapés, les cuirasses, les armes, le nu) avec le style appartenant au Romantisme caractéristique du xixe siècle en France .

Les Renommées (James Pradier)

Commandé par Napoléon Ier en 1806, fut achevé en 1836. James Pradier sculpta deux renommées ailées, de 6 mètres de haut, entourant le tympan. Celle de gauche tient une trompette et celle de droite une palme.

La technique

L 'ambition de l'illumination de l'Arc de Triomphe de Paris est de '' repenser '' l'éclairage urbain en joignant l'art de la lumière, l'économie d'énergie et la réduction de la pollution lumineuse.
Pour cela, sera utilisé une technique qui permet une projection sans sur-illumination.
Préalablement calculée en perspective, la lumière est parfaitement délimitée à un espace choisi.
Le matériel développé pour cette illumination spécifique, est de faible consommation, de dimension et poids réduit permettant une utilisation pérenne IP65 spécialement adapter à l'extérieur. Le même utilisé par Gaspare Di Caro, pour la mise en lumière du Christ Rédempteur de Rio de Janeiro, occupant une aire de 100 m2 en utilisant 3 projecteurs de 1 200 w placer à une centaine mètre. Considérés comme un chef-d'œuvre, car l'artiste, à donner, pour la première fois, un visage à la statue.